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     Je m'appelle Alice Guyon. Je suis Directrice de recherches au CNRS, à l'Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC).

Mes recherches concernent les Neurosciences et les interactions entre système nerveux et systèmes endocrinien et immunitaire, dans les conditions physiologiques et pathologiques.

      Depuis peu, je m'intéresse aux pratiques de médecine intégrative et je tente de développer des approches innovantes pour évaluer ces pratiques et tenter de comprendre leurs mécanismes physiologiques.

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FORMATION

Permis de Conduire B,

BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animatrice)

AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours)

Autorisation d’expérimenter sur les Animaux

Langues : Français, Anglais, Espagnol

 
PARCOURS
RECHERCHE
 

      Au cours de ma carrière, j’ai étudié la modulation de l’excitabilité de plusieurs populations neuronales par différentes substances pharmacologiques dans le contexte de plusieurs pathologies comme l’épilepsie de type absence, la maladie de Parkinson, les troubles de la prise alimentaire ou la dépression. J’ai ainsi participé à l’éclairage des mécanismes d’action de l’éthosuximide (un anti-absence dont j’ai contribué à comprendre les canaux cibles), du furosémide (un diurétique qui agit aussi sur les récepteurs GABAA) et récemment, j’ai montré que le baclofen, en plus de son action sur les récepteurs GABAB, agit également sur un récepteur à une chimiokine, le CXCR4.

      Une partie importante de mon travail a consisté à démontrer le rôle majeur joué par les chimiokines, des cytokines chemoattractantes, dans la régulation de l’activité électrique des neurones dans plusieurs aires du cerveau.

      Enfin, une partie originale de mon travail a été de montrer que la fréquence des battements des cils bordant les ventricules est modulée par des neurotransmetteurs et des métabolites.

      Depuis 2012, j’ai développé avec Joëlle Chabry et Agnès Petit une thématique concernant les effets bénéfiques de l’enrichissement de l’environnement dans le traitement de la dépression, dans l’équipe de Catherine Heurteaux à l’IPMC.  Je me suis intéressée aux aspects plus neuro-immunologiques de ce projet en étudiant plus précisément le rôle des microglies et des lymphocytes T dans les effets antidépresseurs de l’enrichissement de l’environnement. Ce projet m’a permis de mettre à profit à la fois mes connaissances en neuro-immunologie et mes compétences en électrophysiologie, et j’ai bénéficié de toutes les techniques disponibles au laboratoire. Pour ce projet, j’ai également établi de nombreuses collaborations au sein de l’IPMC avec notamment les équipes de Nicolas Glaichenhaus (immunologiste) mais aussi en dehors de l’IPMC en France et à l’étranger.

      La dépression s’accompagne au niveau du cerveau de changements structuraux et neurochimiques notamment au sein du système limbique, en particulier l’hippocampe, incluant une diminution de son volume global, une réduction de la neurogenèse et de la synaptogenèse et de la plasticité synaptique.  On observe également des changements au niveau de l’activité des systèmes mono-aminergiques, en particulier sérotoninergiques dans les noyaux du Raphé, un dérèglement de l’axe hypothalamo-pituitaire-adrénal et une neuroinflammation. Les traitements classiques de la dépression s’appuient principalement sur la modulation des systèmes de neurotransmission mono-aminergique mais ces traitements présentent des limites et des inconvénients notamment un long délai d’action et des résistances au traitement chez de nombreux patients.

 

      Outre l’approche pharmacologique, une autre stratégie pour lutter contre la dépression chez l’homme consiste en l’utilisation de thérapies comportementales : l’augmentation de l’activité physique, des stimulations sensorielles et des interactions sociales aurait des effets bénéfiques chez les patients dépressifs. Chez la souris, le modèle d’environnement enrichi c'est-à-dire stimulant sans être stressant, limite chez les syndromes anxio-dépressifs induits par exemple par un traitement prolongé à la corticostérone, l’hormone de stress chez les souris. La dépression s’accompagne d’une neuro-inflammation. Différentes populations cellulaires contribuent à l’inflammation du système nerveux central, parmi lesquelles les cellules immunes résidentes du cerveau (microglie et macrophages périvasculaires) et les cellules immunes infiltrantes (monocytes inflammatoires et neutrophiles). Les cytokines produites par ces cellules peuvent en modifiant l’activité des réseaux de neurones conduire à un état dépressif.

 

      Dans la première partie de notre travail, nous avons montré que l’un des médiateurs des effets bénéfiques de l’EE est une adipokine (hormone produite par le tissu adipeux), l’adiponectine, qui par ses effets anti-inflammatoires sur les microglies et les macrophages résidents a des effets bénéfiques sur le comportement anxieux dépressif des souris. Nous avons montré les propriétés antidépressives d’un agoniste des récepteurs à l’adiponectine appelé adiporon, pour laquelle nous avons déposé un brevet.

      Nous sommes allés plus loin en développant l’idée novatrice que les lymphocytes T également pourraient jouer un rôle dans la dépression, mais un rôle bénéfique en promouvant la plasticité et nous avons étudié les mécanismes par lesquels les lymphocytes T CD8+ et CD4+ affectent sélectivement la plasticité cérébrale.

Enrichissement de l'environnement chez la souris

      Dans la continuité de ce travail, j’entame depuis 2018 une reconversion thématique afin d’étudier scientifiquement les effets en clinique de plusieurs approches non conventionnelles et complémentaires. En effet, pour des raisons d’éthique personnelle, j’ai décidé d’arrêter l’expérimentation animale et de me tourner vers des études cliniques.  

 

      En 2018, j’ai rejoint l’équipe de Gérard Lambeau à l’IPMC. Cette équipe est spécialiste des phospholipases A2 et de leurs récepteurs. Ces enzymes ont un rôle clef dans l’inflammation en permettant de libérer des phospholipides inflammatoires qui agissent en parallèle avec les cytokines, ce qui m’a particulièrement intéressé. Ce rôle a été peu exploré au niveau cérébral dans le contexte de la neuro-inflammation. De plus, cette équipe a déjà entamé plusieurs études cliniques en collaboration.

 

      Mon intention est de mettre en place un laboratoire expérimental mobile en mesure d’évaluer différentes approches non conventionnelles et complémentaires, sur la base de mesures physiologiques (rythme cardiaque, respiratoire, pression artérielle, SpO2, électro-encéphalogramme, conductance électrodermale, mesures sanguines des taux de cortisol, de cytokines et de PLA2 inflammatoires etc…) et psychologiques (questionnaires, tests d’attention, posture, analyse vocale et faciale, etc…).

      Afin de me former à ces techniques nouvelles pour moi, j’ai effectué une formation aux bonnes pratiques de recherche clinique à la Direction de la recherche clinique et de l’innovation (DRCI) de Nice et j’ai suivi le DU de Méditation et Pleine conscience, approche en santé intégrative organisé par Antoine Lutz à Lyon en 2019. J’ai de plus intégré l’Observatoire des Médecines Complémentaires et Non Conventionnelles de Nice (OMCNC) en 2018.

   Actuellement, je développe plusieurs projets en parallèle, qui sont décrits dans l'onglet "Santé Intégrative".

Etude des interactions entre systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire en lien avec l'environnement

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© 2019 Alice Guyon

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